>> Catalogue littéraire

 

39
1104 pages
ISBN 978-2-910686-78-9




 

 

Entretiens, conférences, textes rares, inédits
· Georges Perec
Textes réunis, présentés et annotés par Mireille Ribière, avec la participation de Dominique Bertelli.

 

Les entretiens et conférences de Georges Perec, ainsi que les notes de lecture, essais, billets d’humeur, préfaces, articles, lettres et inédits réunis ici, témoignent de l’émergence, de l’évolution et de l’affirmation progressives d’une esthétique qui fera de lui une des figures incontournables de la littérature mondiale. L’appareil critique qui accompagne ces documents en explicite le contexte littéraire, culturel et sociopolitique.
La première partie permet, au fil des déclarations de l’écrivain, de suivre son cheminement depuis son irruption sur la scène littéraire avec Les Choses (prix Renaudot 1965) jusqu’à sa disparition en mars 1982 à l’âge de quarante-six ans, alors qu’il a atteint, grâce au succès de La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978), ce moment privilégié dans la vie d’un écrivain où il peut enfin « vivre de sa plume ».
Dans la seconde partie, sont rassemblés des écrits non repris dans les recueils posthumes ou restés inédits, auxquels il est fait allusion dans les entretiens et conférences et dont les plus anciens ont gagné en pertinence avec la publication récente des romans de jeunesse, L’Attentat de Sarajevo et Le Condottière. Dans ce corpus foisonnant, deux textes font hapax. L’un est un long article de Georges Perec sur la guerre d’Algérie, paru dans la revue yougoslave Pregled en 1957, bilan détaillé du conflit et de l’analyse politique « à chaud » qu’en propose le jeune homme de vingt ans. L’autre est un texte inclassable, daté de 1975, qui est l’occasion de documenter un séjour à New York riche en rencontres avec l’avant-garde new-yorkaise.
M.R.

« Je n’ai jamais été à l’aise pour parler de manière abstraite,
théorique, de mon travail ; même si ce que je produis semble
venir d’ un programme depuis longtemps élaboré, d’ un projet
de longue date, je crois plutôt trouver – et prouver –
mon mouvement en marchant… »

Georges Perec, Notes sur ce que je cherche, 1978.